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Le SEO sur les moteurs de recherche alternatifs : Bing, Ecosia, Yandex, etc

moteurs de recherche alternatifs

Faut-il faire du SEO sur les moteurs de recherche alternatifs à Google ?

C’est une question que nos clients nous posent parfois, à juste titre : le référencement naturel fonctionne et a son importance sur l’ensemble de moteurs.

Google est le premier moteur de recherche au monde, vous vous en doutez. Pour autant, il n’est pas le seul, et près de 30% des requêtes à l’échelle planétaire ont lieu sur d’autres moteurs.

En deuxième position, nous retrouvons Bing, le moteur de recherche de Microsoft. Puis, on dénombre plus d’une vingtaine de concurrents de tous horizons, d’origines diverses et parfois avec des spécificités notamment centrées sur la localité, la confidentialité, les fonctionnalités, ainsi que la protection de la vie privée ou de l’environnement : Yahoo, DuckDuckGo, Baidu, Lilo, Ask, Yandex, Ecosia, Qwant… ainsi que des noms qui vous sont probablement inconnus comme WolframAlpha, MetaGer ou Lukol.

La question à se poser est donc la suivante : le SEO sur les moteurs de recherche alternatifs vaut-il le coup ? Réponse : oui, dans certains cas. Et si oui, comment se positionner sur les moteurs intéressants ?

Pourquoi cibler les utilisateurs des moteurs de recherche alternatifs ?

Google est devenu la norme en matière de moteurs de recherche, en France comme dans la majeure partie du monde. Alors pourquoi envisager d’être visible sur un autre moteur ne représentant que quelques % des requêtes ?

Tout simplement, cela dépend de votre cible : si elle fréquente ce moteur plutôt qu’un autre, c’est une opportunité. Prenons l’exemple du moteur écologique allemand Ecosia : il dépasse à peine les 1% de part de marché en France (1,23%), pourtant certaines marques y trouveront plus facilement leur cible qu’ailleurs, notamment celles basées sur de fortes valeurs d’impact social et environnemental.

Chercher à se faire référencer sur un autre moteur de recherche que Google permet d’étendre sa visibilité aux marchés qui comptent pour sa marque.

Mais au final, être bien référencé sur Google vous aidera fortement à l’être aussi sur Ecosia, donc la question n’a pas tant d’intérêt qu’il y paraît. En visant Ecosia, mais en misant tout sur le SEO Google, vous atteindrez probablement vos objectifs en accroissant votre visibilité sur les différents moteurs.

Investir en SEO sur Google est-il suffisant pour vous positionner sur les autres moteurs de recherche ?

Qui dit fonctionnements similaires, dit résultats similaires

En matière d’indexation des pages web, les algorithmes de Bing, Yahoo! ou encore DuckDuckGo sont très similaires à celui de Google. Cela signifie que généralement, la performance SEO d’une page ou d’un site est similaire sur Google et sur les autres, bien que la position puisse varier légèrement.

Compte tenu du fonctionnement des moteurs de recherche alternatifs, la logique s’applique également à un grand nombre d’entre eux : si vous parvenez à bien vous positionner sur Google, vous serez aussi en bonne position sur les moteurs alternatifs.

On pourrait aussi se demander si se contenter de Google n’est pas faire preuve d’un manque d’audace. Est-ce succomber à la facilité que de refuser de fournir les efforts nécessaires pour aller conquérir d’autres moteurs ?

Dans la plupart des cas, le jeu n’en vaut pas vraiment la chandelle, puisque Google sert aujourd’hui de référentiel en raison de sa position ultra-dominante sur le marché.

N’oublions pas non plus le fait que Google soit le moteur qui offre le plus d’outils pour analyser le SEO et les données.

Le cas des moteurs de recherche fortement basés sur la localité

Contrairement aux moteurs “classiques” comme Google, Bing, Yahoo ou Qwant, certains moteurs nationaux étrangers comme Yandex ou Baidu sont très spécifiques à la localité et au pays. Ils sont très différents de Google au niveau des critères de positionnement. 

Concrètement, être par exemple bien positionné sur Google aux US ne veut pas dire qu’on sera également bien positionné sur ces moteurs-là.

L’exemple de Yandex détaillé plus bas vous permettra d’y voir plus clair.

Un réel intérêt d’investir sur certains moteurs alternatifs selon le marché ciblé

En France, ce n’est clairement pas une priorité d’aller se positionner sur Bing (<5%) ou sur d’autres moteurs que Google, quand ce dernier monopolise près de 90 % des requêtes. En revanche, pour une entreprise qui vise un marché particulier, comme les États-Unis, cela peut être très pertinent : les parts de marché des différents moteurs sont différentes.

Aux US (et parfois en France d’ailleurs), Bing est notamment installé dans de nombreuses entreprises par défaut, en raison des partenariats B2B très fréquents avec Microsoft. Investir dans le SEO sur Bing pour cibler une audience B2B américaine a du sens.

En Corée du Sud, il y a le natif local Naver (네이버) qui se situe juste derrière Google en termes de requêtes (près de 30%). Très spécifique et différent des moteurs de recherche que nous connaissons, il met l’accent sur l’aspect local de la recherche et l’Asie, ce sont des marchés spécifiques, mais qui représentent une audience énorme. 

La Russie aussi possède un moteur spécifique qu’il faut prendre en compte.

En Corée du Sud, aux US ou en Russie donc, comme dans d’autres pays, entrer sur le marché web avec une stratégie de recherche exclusivement ciblée sur Google limitera l’audience potentielle.

À ce jour, en France, cibler Google doit être votre priorité au vu de ses parts de marché. Mais les tendances sont à suivre de près pour pouvoir adapter les stratégies de référencement naturel (mais aussi payant) aux évolutions des parts de marché.

Comprendre les spécificités de chaque moteur pour mieux performer dessus

En France, l’exemple du SEO sur Qwant et son algorithme unique

Si vous décidez de cibler les utilisateurs d’un moteur en particulier, certaines connaissances vous aideront à bien vous positionner. Prenons l’exemple de Qwant, le moteur français axé sur le respect de la vie privée et qui est fréquenté surtout par des cadres.

Il possède un algorithme unique, YouRank, qui inclut 4 facteurs pour classer les résultats de recherche :

  • Le nombre de visites sur la page
  • Le nombre de pages vues par visite
  • Le temps passé sur la page
  • Le taux de rebond

Les mots-clés, les backlinks et l’expérience utilisateur jouent également un rôle majeur. Ce sont des critères qui sont similaires à ceux de Google, bien que ce dernier prenne en compte d’autres éléments.

L’exemple du SEO sur Yandex en Russie et l’importance du ciblage géographique

En Russie, sur le moteur de recherche national, Yandex, plusieurs éléments font que les sites étrangers sont difficilement visibles : la barrière de la langue bien sûr, mais également le fait que la plupart des sites russes sont optimisés par région.

Le ciblage géographique joue donc beaucoup pour l’algorithme de Yandex, puisqu’il privilégie les recherches ciblées (géodépendantes). Plus orienté vers la recherche locale et proposant des fonctionnalités intéressantes sur le marché russe, il est une bonne alternative à Google si vous souhaitez vous développer dans ce pays.

Par ailleurs, de nombreuses autres particularités entourent le SEO sur Yandex.

L’exemple de Bing et ses signaux sociaux

Bing, partout dans le monde (ou presque), a pour particularité d’inclure les réseaux sociaux dans ses résultats de recherche. L’influence d’une marque sur les réseaux sociaux peut ainsi influencer la position de son site sur Bing. 

Ce que l’on appelle “signaux sociaux”, c’est justement cette intégration des critères de popularité sur les réseaux sociaux dans l’indexation sur les SERPs de Bing.

Conclusion : Viser la 1ère position sur Google suffit sur le marché français

Certes, Google n’est pas le moteur de recherche qui respecte le plus la vie privée des utilisateurs. Ce n’est pas non plus le plus respectueux de l’environnement, et d’autres moteurs offrent davantage de fonctionnalités aux internautes. Néanmoins, il reste leader en étant de loin le moteur le plus utilisé au monde, ce qui en fait une référence en matière de SEO.

La bonne nouvelle reste que tenter de bien se référencer sur Google permet également d’améliorer son positionnement sur la majorité de ses concurrents.

Si vous visez d’autres marchés (US, la Corée du Sud ou la Russie) ou que vous souhaitez miser sur un moteur alternatif en particulier parce que vous pensez qu’il représente l’avenir, cela peut être intéressant de ne pas tout miser sur Google. Aujourd’hui, en France en tout cas, déployer des efforts pour toucher une fraction des utilisateurs, c’est une perte de temps et de ressources.

En résumé, sauf si vous visez des marchés étrangers possédant leur propre moteur de recherche spécifique, inutile de vous attarder sur votre SEO sur les moteurs de recherches alternatifs : mener une stratégie performante sur Google vous aidera à vous y positionner, malgré leurs particularités (que vous pouvez prendre en compte dans le cadre d’une stratégie précise sur un moteur spécifique).

Jonathan Habert


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